INSCRIPTION
CONNEXION
Derniers connectés :  ,  ,  ,  ,  ,  ,  ,  ,  ,  ,  ,  ,  ,  ,  ,  ,  
Partenaires de salsa, rock, tango, danse sportive, danse de salon...
Vous aimez danser ?  Trouvez des partenaires près de chez vous !

7 707 lectures

La danse sociale est un milieu très peu connu. La conséquence la plus visible est une accumulation de croyances qui s'avèrent très souvent injustifiées. Passage en revue de quelques fausses idées qui entretiennent la peur d'aller de l'avant.

« Il faut être souple »

La souplesse en danse n'est réellement travaillée que dans un but esthétique, pour des spectacles. Faire un grand écart, ça impressionne, c'est beau, mais cela n'a jamais fait un bon danseur ou une bonne danseuse. Ceci vaut aussi bien dans les danses solo que dans les danses de couple. D'ailleurs, la plupart des danses de couple se font en social, et le but d'une danse sociale est de faire en sorte que les partenaires passent les trois minutes d'une danse en prenant un maximum de plaisir, pas en faisant des pirouettes alambiquées.

« Je n'ai plus l'âge »

C'est probablement ce que l'on entend de plus ridicule, surtout que certains le disent dès 30 ans. Comme la marche, la danse est une activité que l'on peut pratiquer à tout âge. Sans faire les prouesses de cette grand-mère de 80 ans dansant la salsa dans cette vidéo, vous pouvez trouver le genre qui vous convient. Du tango au rock acrobatique en passant par la kizomba, vous avez forcément la condition physique nécessaire pour l'une des danses. Ne jamais avoir pratiqué aucune danse auparavant n'est pas un handicap : c'est tout simplement le cas de la plupart des élèves des cours débutants de danse à deux !

« En tant qu'homme, la danse n'est pas une activité virile »

Pourtant, dans les danses à deux, le cavalier doit sécuriser sa partenaire, avoir le guidage léger mais précis. Il doit d'ailleurs assurer le rythme, le guidage des variations et être à l'écoute de sa partenaire. De plus, la danse lui permet de travailler sa posture, d'être plus redressé et plus affirmé dans sa démarche. Bref, il est plus rassurant et cela se retrouve sur le plan personnel et professionnel. Enfin, en travaillant la posture, l'homme travaille son gainage, ce qui a tendance à développer sa masse musculaire et gainer son ventre. Alors, c'est tout le contraire, la danse est une activité virile. D'autant plus la danse sociale où le rôle des hommes et de diriger les femmes. Ne serait-ce pas d'ailleurs une activité macho ? :)

« Je ne connais pas beaucoup de figures »

Là on va être court et direct : les filles n'aiment pas les enchaînements de variations alambiquées. Même les meilleurs se limitent à trois ou quatre figures complexes par danse. Les filles préféreront toujours le guidage précis et léger d'une variation simple à une variation complexe trop souvent forcée !

« Jamais je n'arriverai à ce niveau »

Si vous considérez les champions du monde, sans doute ! Sinon, sachez que dès quelques semaines de pratique, vous pouvez sortir dans des soirées dansantes. C'est un excellent moyen de progresser. Si les débuts peuvent être difficiles, il ne faut pas se décourager car la satisfaction plus tard est d'autant plus grande. Vous verrez alors qu'en deux ou trois ans vous atteindrez un niveau que vous n'imaginiez pas possible. Comme pour beaucoup de choses, l'important n'est pas d'où on part mais la régularité de la pratique.

« Je suis trop gros »

En danse, être gros n'est jamais un problème. Les personnes en surpoids ont par ailleurs une présence accrue qui, avec un peu de technique, peut devenir très agréable. Un des exemples les plus frappant est John Lindo, qui doit dépasser le poids de ses partenaires de près de 100 kilos. Il fait pourtant partie des meilleurs danseurs de west coast swing au monde ! On peut aussi citer le professeur de salsa Super Mario. À moins de vouloir participer à Danse avec les stars, vous ne devriez pas vous préoccuper de votre poids, pas plus que de votre âge ou de votre taille.

« Je ne suis pas à l'aise avec mes pieds »

En danse de société, il n'y a que deux pas à savoir faire : le « marche-marche » et le « triple pas ». Ce n'est pas très sorcier et c'est à la portée de tout le monde ! Si vous savez marcher, vous pouvez apprendre à danser.

« Je ne suis pas à l'aise avec mes mains »

Les bras et les mains interviennent bien moins qu'on ne le croit pour le guidage.

« Je ne vais pas inviter les bons danseurs »

Il y a des danses, effectivement, où peut exister une certaine étiquette. Mais dans les danses latino (salsa, bachata...) ou swing et apparentées (rock, west coast, lindy hop...), la règle veut que tout le monde invite tout le monde (et vice versa !).

« Je n'ai pas envie d'être raide quand je danse »

La posture du danseur varie énormément entre penché en avant (boogie, lindy), droit (salsa portoricaine, west coast swing) et cambré (danses standard). Il existe donc forcément une danse dont la posture vous plaira !

« Les soirées dansantes, il n'y a rien de mieux pour casser son couple »

Non, en danse, le but premier est de partager une danse. Rien de plus, sinon, il existe des sites de rencontre ! C'est sûr que si vous êtes célibataire, que vous dansez avec 200 célibataires, il y a des chances pour que des relations se créent... Mais le plaisir de danser avec une fille sera toujours supérieur à la frustration de se griller en la draguant. Car il ne faut pas ignorer que les garçons qui dansent pour la drague uniquement, ça se voit, et ça ne donne pas envie de danser avec ! (et souvent ils dansent très mal !)

Si jamais un couple doit être brisé par une rencontre faite à la danse, le problème vient en général plus du couple, et la danse n'en est que le révélateur, l'accélérateur. Nul doute que sans la danse, un collègue de boulot ou l'ami d'un ami aurait les mêmes résultats.

Ce que j'aurais fait différemment, si j'avais su ?

1.Sortir bien plus tôt en soirée. Car après six mois, ce que l'on apprend une nouvelle semaine vient effacer ce que l'on a vu la semaine précédente.

2.Faire des stages ou festivals. Ce sont des week-ends qui vous en mettent plein la vue ! Surtout les premières fois !

3.Faire de la compétition. La compétition m'a appris une chose : la technique est très importante, mais elle ne doit servir qu'à s'amuser davantage. La compétition m'a aussi forcé à prendre du recul sur ma danse, à gagner en humilité, et à progresser plus rapidement. La compétition se fait uniquement contre soi.

4.Changer d'école/asso de danse. En deux ans, un professeur a eu le temps de vous enseigner la majeure partie de son savoir. Changer ne veut pas dire renier, c'est chercher un enseignement complémentaire. Attention, il faut profiter du cours d'essai en début d'année pour s'assurer que sa future école/asso présente vraiment un intérêt !

5.Apprendre des danses plus techniques. En France, la plupart des danseurs débutent avec le rock ou la salsa cubaine. Ces danses sont très accessibles, mais leur public fait que les professeurs sont un peu bridés dans l'enseignement technique. Faire une danse qui peut sembler plus complexe est très enrichissant. Le lindy hop ou le west coast swing pourraient convenir par exemple à ceux qui ont fait deux ans de rock. Ou alors la salsa portoricaine ou le lambazouk pour les danseurs latino, voire le tango argentin ou les danses sportives. Vous acquerrez alors une technique complémentaire qui vous apportera un gros plus même dans votre danse de départ.

6.Ne pas avoir peur des danses « compliquées ». Il faut savoir que si les gens dansent des danses compliquées, ce n'est pas par masochisme. C'est au contraire parce qu'elles leur apportent beaucoup plus de plaisir.

7.Commencer la danse plus tôt : car je suis un grand timide et cela m'a beaucoup aidé ! C'est un bon remède pour vaincre sa timidité.

8.Comprendre la musique. La musique est organisée comme une poésie. Les cours d'écoute musicale m'ont vraiment apporté un plus dans ma danse.

9.Travailler la posture. La posture est une chose essentielle qui n'est vue que trop rarement et souvent trop sommairement durant les cours de danse (sauf en danse sportive et tango). Une bonne tenue permet d'alléger son guidage, de moins penser à ses pieds et d'être plus précis dans ses déplacements.

10.Marcher ou danser : ce qui fait la différence entre marcher en rythme et danser tient notamment à la maîtrise du poids de son corps et au déroulé du pied. Si j'avais eu conscience de cela plus tôt, j'aurais progressé plus rapidement !

Quelque chose à en dire ? Postez-le en commentaire ;)
34 ans, Haute-Savoie
Je suis particulièrement d'accord sur 1 point, danser ce n'est pas enchaîner les passes...je ne comprends pas pourquoi tout les monde se focalise sur ça!!

Je suis débutante en salsa (4 ou 5 cours) et lors de la dérnière soirée j'ai invité plusieurs danseurs qui m'ont dit "ah non je ne sais pas encore danser je ne connais que 2 ou 3 passes" comme si cela était le plus important....puis j'ai danser avec un danseur intérmédiaire qui savait que j'étais débutante et qui à passé tout son temps à faire des passes compliquées alors que je m'étais perdu dans mes pas, très désagréable vraiment...il m'a dit qu'il ne savait pas danser juste avec les pas de bases et quelques tours (comment c'est possible??)

Je constate aussi le stress des danseurs qui ont peur que leur cavalière s'ennuie s'ils ne font pas de figures compliquées au lieu de juste suivre la musique et danser tout simplement!
J'ai danser toute mon adolescence dans mon pays en ne faisant que des pas de base et pourtant je ne me souviens pas m'être ennuyée (sauf quand le danseur avait un sérieux problème de rythme). Pareil pour la bachata j'ai énormémént danser en République Dominicaine où les gens ne font pas de figures ni passes compliquées et je ne me suis jamais ennuyée, au contraire!!

Bref, je crois qu'il y a un sérieux travail à faire la dessus...
50 ans, Yvelines
Bien d'accord mais allez changer les mentalités guidées par les tendances...
64 ans, Rhône
Je suis dans une école de danse depuis 10 ans. Notre prof ne cesse de répéter aux élèves qu'elle préfère leurs apprendre peu de figures qu'ils maîtrisent parfaitement (et surtout qu'ils peuvent guider en dansant avec n'importe quelle cavalière) plutôt qu'une multitude de passes qu'ils feront de façon approximative.

Malgré cela les élèves sont toujours en train de se plaindre lorsqu'on reste 3 semaines sur la même figure. Ils sont persuadés de la maîtriser car ils arrivent à la faire en cours. En fait ils y arrivent car les filles anticipent mais au niveau du guidage cela ne va pas . S'ils essaient de faire cette figure avec une fille qui ne connaît pas la passe cela ne fonctionnera pas.

La prof est désespérée mais c'est comme ça : les cavaliers pensent effectivement qu'en ne connaissant pas des figures ultra-compliquées les filles vont s'ennuyer. Le problème c'est qu'avec des passes compliquées souvent ils ne sont pas très tendres avec les bras des cavalières. Souvent c'est : "Ça passe ou ça casse !"
34 ans, Haute-Savoie
eh oui je ne suis pas sûre que ce soit toujours la faute des professeurs...en fait ils répondent à une demande. Pour moi on devrait déjà savoir danser (avec n'importe qui) les basics avant de comencer les passes compliquées mais bon faire quelques cours sur les bases puis dire "allez vous entrainer pendant quelques mois maintenant" c'est pas très lucratif...lol.

En bachata je danse souvent avec des cavaliers qui font tout un tas de tours et de figures mais qui sont incapables de suivre la musique....ils ne savent aller que de droite à gauche et vice versa....

Les gens ne comprennent pas non plus la différence entre une performance, un show où il y a un public donc il faut que ça en jette et la danse "sociale" où le plus important c'est la connexion, le guidage et l'écoute de la musique, on danse pour son/sa partenaire en premier lieu.
50 ans, Yvelines
Bonjour à tous. Très intéressante cette discussion. Pour ma part il m'est arrivé de quitter un cours dans lequel le prof insiste à tout prix pour faire ingurgiter un ensembles de passes très complexes en à peine 1heure. On fait des noeuds, on rit parce que vient pour s'amuser et prendre du plaisir... Mais au final, c'est frustrant car quasiment personne ne peut suivre et quand aux passes, elles sont bien souvent inexploitables en soirée.
On est donc trés loin des fondamentaux à maitriser. Dans ce cas je crains qu'il s'agisse d'un marketing visant à vous faire revenir le plus souvent possible dans ces cours à priori "bon marché" et dans lesquels on vous rassure en vous disant qu'il faut s'accrocher et revenir ;-)
64 ans, Rhône
Ce que j'apprécie particulièrement dans mon école c'est que nous changeons systématiquement de cavalier pendant les cours. Les cavaliers doivent effectivement être capables de danser avec n'importe cavalière (et vice-versa).
Je danse moi-même en tant que cavalière (bien sûr puisque c'est comme ça que j'ai commencé dans cette école). Au bout de quelques années j'ai commencé à faire le cavalier (car comme un peu partout malheureusement les hommes se font rares).
Lorsque je fais danser les filles elle me disent que je suis beaucoup plus douces que les garçons. je leur répond que, comme elles, j'ai déjà subi les brutalités de certains cavaliers et je suis donc bien placée pour savoir quels sont les mouvements qu'ils ne faut pas faire.
Lorsque j'ai des problèmes pour réaliser une passe il suffit que la prof me fasse faire cette passe en fille pour que je comprenne d'où vient mon erreur. C'est donc un gros avantage pour moi de savoir danser des 2 côtés du miroir.
D'ailleurs le meilleur cavalier que j'ai jamais eu en rock était un homme qui dansait aussi bien en garçon qu'en fille. On s'est vraiment éclaté sur certains rock lorsque, pendant la danse on changeait tous les 2 de rôle : il devenait fille et moi garçon.
Pensez à vous connecter si vous êtes inscrit.
 
La recherche par ville et distance est réservée aux inscrits
ayant activé leur compte.