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En danse à deux, être une bonne danseuse, c'est d'abord savoir bien suivre. Un bon danseur peut difficilement guider une danseuse qui n'a pas un bon suivi. Du moins, pas de manière agréable. Suivre n'est pas seulement une technique, mais une attitude, un esprit à avoir pour être en permanence à l'écoute, sans pour autant oublier les autres aspects de la danse. Voici une liste de 15 points pour vous aider à être une bonne danseuse, en écho aux 15 conseils pour être un bon danseur.

1. Videz votre esprit

Chassez de votre esprit toute question, toute pensée, toute réflexion. Ne vous demandez pas ce que le danseur attend, si vous avez vu cette figure en cours, ni pourquoi quelque chose vient d'échouer... Soyez totalement ouverte à recevoir le guidage. Restez concentrée uniquement sur les signaux qu'envoie le partenaire. Cette écoute nécessite que vous soyez attentive aux mouvements du corps, à la pression dans la main, à celle dans le dos, et même que vous perceviez des indices visuels subtils comme le mouvement de la tête. Pas toujours facile de faire le vide et de se détendre, mais c'est comme cela que l'on arrive à suivre avec le moins d'efforts.

2. Ayez confiance

Faites confiance en votre partenaire. Vous lui donnez votre contrôle. C'est une chose qui demande de se surmonter, d'autant que parfois certaines figures peuvent potentiellement être risquées. Mais même sans faire de choses acrobatiques, s'abandonner, accepter d'attendre les indications pour bouger, est indispensable afin d'éviter les anticipations et maintenir chacun dans son rôle.

3. Ayez une bonne posture

Restez droite. Gardez vos épaules en arrière, poussez le sol avec vos pieds, sentez votre colonne vertébrale s'étirer, imaginez que votre tête est reliée à un câble vertical... Il doit y avoir un alignement épaules-genoux-talons. Puis pliez légèrement les genoux pendant que vous dansez, décontractez vos épaules et vos bras, tout en contractant vos muscles abdominaux. L'abdomen effectue le lien entre le bas et le haut de votre corps et permet donc à votre partenaire de ressentir avec vos bras sur quel appui vous êtes.

4. Maintenez une bonne connexion

Chaque partenaire doit exercer une pression identique en continu sur la main de l'autre. Cette résistance permet à la danseuse de savoir quand le danseur relâche ou ajoute de la pression, et donc s'il faut avancer ou reculer pour rééquilibrer la connexion. Une danseuse doit aussi pouvoir percevoir sur quel pied son partenaire transfère le poids du corps, même les yeux fermés. Seule la pratique peut faire comprendre quelle est la bonne dose de pression. Les bras doivent être légers et détendus, sans être mous comme des spaghettis. Adaptez-vous à la force que met votre partenaire. Si vous le sentez avoir continuellement une pression plus faible que la vôtre, peut-être est-ce pour vous faire comprendre d'avoir le bras moins lourd, et à l'inverse, s'il met plus de force que vous, peut-être est-ce parce que vous devriez raffermir votre bras.

5. N'aggripez pas la main

N'utilisez pas votre pouce pour saisir la main du danseur. Les mains doivent pouvoir glisser, rester flexibles et pivoter dans tous les sens. La connexion doit donc être minimale, avec la paume de la main ou le bout des doigts. Faites un crochet avec votre main, mais quelle que soit la figure, ne cherchez pas à pincer la main de votre partenaire car il aura alors du mal à vous guider.

6. Gardez le rythme avant tout

Soyez toujours à l'écoute de la musique, sans jamais arrêter d'alterner vos pas, ralentir ou vous arrêter quand un guidage se passe mal. Les débutantes ont tendance à oublier la musique dès qu'un problème se pose, ce qui aggrave la situation. Calez-vous sur le rythme du partenaire, qui n'est pas forcément celui que vous auriez naturellement. Évitez de compter avant l'impulsion de départ, ou de rechercher où se situe le bon temps, car c'est au danseur de vous donner les indications.

7. Orientez vos épaules

En tango, votre buste doit rester tant que possible parallèle à celui du danseur. Toutefois, pas forcément le bassin. Les hauts des corps sont comme liés mais le bas peut être dissocié. Dans les autres danses, vos épaules doivent suivre vos pas car elles ont un rôle important dans la préparation d'un tour, par exemple en salsa portoricaine. Sinon, le danseur ne pourra pas effectuer le guidage qui annonce le tour et vous manquerez d'élan. Il faut donc faire pivoter le buste continuellement, tout en maintenant le même fléchissement du bras. De plus, cette cohérence apporte un style harmonieux.

8. Gardez vos bras indissociables du corps

Si l'on entraine votre main en avant, ce ne sont pas vos muscles du bras qui doivent bouger, mais ceux de vos jambes qui doivent faire en sorte d'avancer votre pied. Du pied à la main, en passant par les hanches, la colonne vertébrale et le bras, tout doit vous sembler solidaire car c'est l'ensemble du corps qui doit réagir aux impulsions du guidage sans perturber la posture de danse. Le danseur devrait guider avec tout son corps, mais le plus souvent, la seule connexion physique est avec les bras, qui doivent donc propager le mouvement du corps, du danseur jusqu'à la danseuse.

9. Ayez les bons appuis

Se trouver toujours sur le bon appui est primordial pour garder l'équilibre. Cela nécessite de ne pas oublier de transférer complètement le poids du corps d'un pied à l'autre selon le rythme de la musique ou le guidage. Votre poids devrait reposer la plupart du temps sur la plante du pied. La qualité du sol peut aussi avoir un rôle sur le maintien de l'équilibre. Si votre budget le permet, investissez dans des chaussures de danse. Elles sont prévues pour être glissantes, sans l'être trop, et faciliter les tours.

10. N'anticipez pas

À force de danser avec les mêmes partenaires ou de prendre des cours, on finit par connaître par cœur des figures et des enchaînements. Il est donc tentant de partir en mode automatique dès le premier signal reconnu. C'est à la fois désagréable pour le danseur qui n'a plus le contrôle, et source de beaucoup d'erreurs quand on croit identifier un début alors que la suite diffère. Le danseur pourrait avoir envie de varier un guidage, ou vous pourriez danser avec quelqu'un dont vous ignorez les habitudes. Même quand votre partenaire s'embrouille, que vous savez pertinemment que c'est faux, ne prenez pas l'initiative d'aller à contre-courant du guidage. Cela peut le perturber davantage et lui rendre la tâche encore plus difficile pour rectifier la situation.

11. Oubliez les autres danses

Si vous avez appris une autre danse auparavant, tentez de l'oublier lorsque vous dansez. Car, par exemple, le suivi en tango n'a rien à voir avec le suivi en rock ou en salsa. Dans les grandes lignes, les danses en couple fonctionnent avec les mêmes principes, mais le tango argentin est sans doute à considérer à part. Les positions sont différentes, l'écoute n'est pas focalisée sur la main, le rythme n'est pas régulier. Les mêmes difficultés se retrouvent en kizomba, qui est un mélange de tango et de zouk. Le danseur peut décider du rythme et des appuis, ce n'est pas juste une alternance régulière comme en salsa. L'écoute doit donc être beaucoup plus importante.

12. Faites du style en restant à l'écoute

Improvisez, faites des isolations en bougeant certaines parties du corps, mais sans perturber la connexion. Quoi qu'il arrive, vos bras ne doivent pas retransmettre de signaux parasites. Ils doivent rester à leur place, prêts à suivre les indications du danseur. Le style ne doit pas diminuer la concentration nécessaire à l'écoute du guidage et de la musique. N'en ajoutez que lorsque vous commencez à atteindre un certain niveau.

13. Ne manquez pas les appels de connexion

Le bras libre devrait toujours se trouver à une hauteur qui permette au danseur de saisir la main lorsqu'il le souhaite, vers le niveau de la ceinture, surtout à la fin d'une figure. Mais ce n'est pas toujours possible, en particulier lorsque la fille lève et bouge son bras pour faire du style. Soyez alors prête à donner rapidement votre main au danseur si celui-ci fait un appel de connexion. Pour cela, il ouvre sa main devant lui.

14. Ne tournez pas de vous-même

Certaines danseuses sont montées sur ressort et effectuent des tours lorsque cela n'est pas demandé. Parfois par pur plaisir, d'autres fois par habitude ou encore par confusion. Il est facile de confondre le fait de lever le bras avec l'annonce d'un tour. Par exemple en salsa, une caresse, qui consiste à mettre la main de la danseuse derrière sa tête, nécessite de lever son bras. Il faut être attentif aux autres indices que sont la pression, la vitesse et l'orientation du guidage.

15. Retenez votre poids sur les renversés

Un renversé ne signifie pas que votre partenaire doive retenir tout votre poids dans ses bras, même si ça en donne l'apparence. Il vous revient de faire reposer une partie du poids de votre corps sur la jambe qui reste au sol, en contractant les abdominaux. Aussi, ne prenez jamais l'initiative d'un renversé, même petit et même si vous êtes légère. Si vous vous jetez de manière inattendue, votre partenaire peut se faire mal au dos et aux bras. Et vous pouvez bien sûr vous retrouver au sol.

Par
Quelque chose à en dire ? Postez-le en commentaire ;)
super très utile.
Merci pour cet article. Je le fais suivre tout de suite à nos élèves.
Excellent topic ! Les points 10 et 15 sont ceux qu' il ne faut surtout pas oublier....
Etre toujours équilibrée sur 1 pied (favorise les déplacements, les rotations et la connexion), même sur les tombés. Si déséquilibre il y a il doit être "forcé" par le cavalier.
La connexion ("bras souple mais tenu";) est un geste réflexe, Tant que ce réflexe n'est pas là, rester avec des bras fermes plutôt que des spaghettis !
Et concernant la posture : sortir le plexus solaire (la poitrine en gros!) pour faire l'équivalent des abdos sur le haut du corps.
Mais surtout SOURIRE (détend le corps et l'esprit des 2 danseurs, tout en favorisant la créativité, la musicalité et le plaisir de la danse !)
Merci pour cet article intéressant. Il en manque (au moins) un à mon avis qui serait "Ne disparaissez pas pour suivre à tout prix dans la légèreté telle une princesse gracieuse. Gardez votre tonus, votre personnalité, votre enthousiasme et montrez à votre partenaire que c'est bien une personne entière qu'il a dans les bras et pas une poupée. "
Car à mon sens, celui qui vous réinvite, c'est celui qui a ressenti un échange, et un feeling en commun pendant la danse. Il s'agit moins d’exécuter à la perfection les pas demandés par le leader, que d'avoir un ressenti à deux et d'APPRECIER la danse.
Aller régulièrement en cours de danse en couple peut se révéler être un atout non négligeable, pour ne pas dire indispensable. Beaucoup de cavalières pensent qu' il suffit d'avoir la danse dans la peau et le sens du rythme pour être opérationnelles en couple. En vérité cela est un leurre et automatiquement elles se planteront 2 fois sur 3.
Super article ;-)

Juste quelques précisions :

- C'est surtout utile pour le danseur de savoir précisément où se trouve le poids du corps de la danseuse, ce qui permet d'avoir un guidage encore plus précis.
La danseuse a surtout besoin d'être guidé avec souplesse et précision. Etant donné que c'est l'homme qui guide il peut se permettre de faire des jeux de pieds plus souvent, donc la danseuse n'a pas besoin de savoir où en est le poids du corps du danseur.

- Attention, dans la kizomba il y a l'influence de la musique Zouk mais ça ne danse pas comme le zouk.
En Kizomba on se déplace, donc on va se connecter vers le haut, en zouk on fera plutôt du sur place, donc on peut se connecter "vers le bas" :-)) V ^

Salsamicalement,
Foudil.
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